Au nom du groupe des Verts, je souhaite apporter une explication de vote sur ces délibérations 16 et 17.

L’une concerne une demande de subvention au Conseil Général pour le financement du poste de Coordinateur Contrat Local de Sécurité – Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance,

la seconde porte sur une demande de subvention auprès de la Préfecture pour la mise au norme du système de vidéo-surveillance sur les crédits du Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance.

Bien que correspondant à des projets bien distincts, ces délibérations font l’objet d’un rapport unique, déclinant le programme du Conseil Général d’appui aux CLS et CLSPD et les orientations du Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance.

Mais à aucun moment il n’est est indiqué l’état d’avancement des CLS CLSPD de Colombes alors que figure le détail des 17 actions colombiennes portant sur la prévention de la délinquance financées au titre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale.

Pour l’assemblée municipale et le public, il aurait été souhaitable que soit détaillés les CLS CLSPD de Colombes, et que figure une mention qualifiant la remise aux normes du système municipal de vidéo surveillance afin de ne pas créer de confusion.

Mais le groupe des élus Verts restera cohérent dans son approche sur les questions de prévention et de sécurité.

La coordination à l’échelle locale d’actions concourant à la sécurité et à la prévention de la délinquance est une bonne mesure quand elle s’inscrit dans la vie et la démocratie locale, permet la protection des personnes menacées, l’accès au droit des victimes, et apporte un éclairage sur les effets du contexte social, économique, urbain.

Nous nous félicitons que la municipalité ai su se saisir de l’obligation d’instaurer le CLSPD pour travailler à des actions favorisant un mieux être des personnes vulnérables.

Pour cela, nous voterons favorablement cette délibération concernant le financement du poste de coordinateur CLS-CLSPD. Mais nous serons vigilents à ce que le CLSPD ne favorise pas des mesures stigmatisantes et inefficaces pour les Colombiens et permettant de se dédouaner éventuellement sur la compétence du CG en la matière, telles que le Conseil des Droits et Devoirs des Familles, instauré par la loi de prévention de la délinquance de mars 2007.

Cette loi, faut-il le rappeler, a subi les réserves et oppositions de l’Association des Maire de France (AMF), de l’Union Nationale Interfédérale des Œuvres et organismes Privés Sanitaires et Sociaux (UNIOPSS), l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), et bien d’autres.

Pour traiter les mêmes problématiques, d’autres dispositifs existent déjà et en premier lieu ceux relevant de la loi de protection de l’enfance, adoptée également en mars 2007 suite à une importante concertation avec les acteurs concernés.

Les politiques publiques produisent du bien commun en termes d’éducation, de santé, d’emploi, de culture, de logement, de justice, de sûreté et d’ordre public, d’insertion, de solidarité et de lien social, ce qui est le plus sûr moyen de prévenir la délinquance. Poursuivons la mise en œuvre de notre triptyque municipal : démocratie, solidarité, écologie.

Ne nous laissons pas embarquer dans l’Etat sécuritaire de Sarkozy, qui loin de traiter l’insécurité concrètement vécue par nos concitoyens les plus exposés, développe l’anxiété, le sentiment d’insécurité et de ce fait, organise la provocation permanente et l’insécurité.

Nous avons eu à plusieurs reprises dans cette assemblée l’occasion d’exposer notre position et notre opposition au système de vidéo-surveillance. Nous ne souhaitons pas revenir sur ce débat ce soir. En cohérence avec notre vote contre la délibération approuvant « les remises aux normes du système de vidéo-protection de la ville de Colombes » lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2009, nous voterons contre la délibération n°17.