Propos qui ont entraine une levée de bouclier de la gauche trouvant ces propos honteux et Philippe Sarre a expliqué à raison que dans les années 60 et 70 ces politiques ont permis de répondre a l’urgence de l époque.

Rappelons que beaucoup d habitants de colombes viennent des bidonvilles de Nanterre et que beaucoup de colombiens âges de la quarantaine se rappellent comment ils ont accéder à l’eau courante en arrivant dans les HLM de colombes.

Ce qui est dommage est que du fait de la caricature et de la présentation de Mme Yade nous n’avons pas pu traiter sur le fond ce débat important. Essayons de sortir un peu des caricatures et parlons de la question des quartiers populaires et des cites HLM.

Dans les années 60 et 70, la création de logements collectifs a été faite pour répondre à une urgence et à un besoin réel. Certes on a répondu quantativement plus que qualitativement mais c est une critique facile à faire 30 après. Reconnaissons donc que les politiques de l’époque qui ont pris à bras le corps la question du logement ont répondu a une nécessite de l’époque et ont assumé leur responsabilité contrairement a nombre de municipalités, souvent de droite, qui ont peu de logement social et qui refusent encore aujourd’hui d’appliquer la loi SRU.

Cependant dire que dans les années 60, 70 les cites ont été un progrès social ne doit pas nous empêcher d'avoir un "devoir d’inventaire" sur les conséquences non prévues et les dérives des année 80 et 90.

A ce propos je conseil la lecture du livre de Olivier Masclet "la gauche et les cites" qui relate une étude sur plus de 20ans de la cite du Luth a Gennevilliers. On voit alors comment on a, sans nécessairement que ce soit un choix politique mais du fait de comportements parfois individuels, géré "ethniquement" et sans prise en comte de la nécessite de mixité sociale les attributions des logements Hlm.

L'enfer est pavé de bons sentiments et le diable est dans les détails. Alors oui, comme la justement rappelé Philippe Sarre, on ne peut pas nier le progrès qu’ont été les créations des HLM. Rappelons encore une fois les nombreuses villes qui ne construisent rien (A l’exemple de Mme Goueta pendant les 7 ans où elle était Maire de Colombes) ou celles qui s'arrangent pour faire partir ses habitants les plus en difficulté ailleurs…

Ceci dit, cela ne doit pas non plus garder la mémoire des échecs du passe et avoir un retour critique permettant de ne pas reproduire les erreurs du passe. Justement, si on regarde la politique du logement social et d'urbanisme de l’actuelle majorité, on peut dire qu’on essaie justement de faire "autrement"!! Faire un eco-quartier comme celui en construction a la ZAC de la marine dans justement un quartier de logements sociaux, c’est justement chercher à créer de la mixité sociale et permettre de développer lieux de vie, commerces, écoles, jardins, mixité sociale. Ici ce n’est ni une politique de "parquage social" a l'ancienne, ni une politique de relégation et de déplacement des habitants les plus en difficulté hors de colombes... Dans le cas des fosses Jean aussi, les choix qui ont été faits l’ont aussi été dans l’esprit de créer une mixité sociale et une vie locale dans ce quartier en permettant a tous ses habitants en logement social d'être relogés dans le quartier ou s’ils le préfèrent dans d’autres quartiers comme le centre ville justement car la mixité sociale cela doit fonctionner dans les deux sens.