Leur livre porte plus spécifiquement sur les discrimination au sein des partis politique et le leurre qu'est la notion de diversité sortie à toutes les sauces.

Si je suis très d'accord avec leur analyse et la critique de la notion de "diversité", je nuancerais un peu quand même. En effet, dans un contexte de discrimination généralisée soit pour sauvegarder les "postes" des dirigeants politiques en place soit par peur du racisme (supposé ou réel) de l'électorat, l'introduction de discrimination positive (assumée ou non) a quand même permis à des personnes issues de nos anciennes colonies d'accéder à des postes d'élus (principalement dans les conseils municipaux).

Bien sur, on a souvent pris les moins autonomes et les "beni oui oui" ou ceux qui reproduisent le mieux le discours majoritaire (mais de très généralisé en politique, si on veut ouvrir sa gueule, on a interet à avoir le rapport de force qui va avec...). Je dirais, qu'il n'y avait pas beaucoup plus à espérer des politiques en places qui ne donnent en général que ce qu'ils sont obligés de donner. Si on veut vraiment une transformation radicale des pratiques, il faut que les principaux concernés arrivent à casser le "plafond de verre", cela passe par profiter des occasions de discriminations positive pour certains, arriver à faire un rapport de force et local et national pour d'autres (c'est ce qu'on essaye de faire à la ZEP et chez les Verts) et à changer la culture ambiante qui hérite encore beaucoup de notre période coloniale...

Cela passe par "universaliser" la question des discrimination et voir le lien entre discriminations, représentations coloniales, racisme institutionnel, problématiques des classes populaires, Ecologie, identité nationale etc...

J'ai proposé à El Yamin Soum de venir à Colombes débatre avec nous pendant la semaine anticoloniale (du 14 au 23 février 2009), le débat continue...