Il n’y a pas de démocratie réelle sans presse autonome.
Par frederic le vendredi 9 mars 2007, 13:43 - Communiqués - Lien permanent
Il n’y a pas de démocratie réelle sans presse autonome.
La question qui est posée n’est pas seulement celle du métier de journaliste mais c’est la question même de la démocratie qui est en jeu dans ce débat.
Ces dernières années, avec la concentration dans le secteur des médias, l’apparition des nouvelles technologies de l’information ou des « gratuits » financés uniquement par la publicité, ont vu les métiers de l'information se transformer profondément : pressions économiques, précarité de l’emploi, recherche de la seule audience au détriment du contenu.
Une réforme du CSA qui ne joue plus son rôle doit être envisagée pour en faire un organe de régulation démocratique ouvert aux professionnels et aux usagers de la télévision et de la presse.
Un statut des entreprises de presse et média pourrait être créé et répondre à des normes professionnelles et de financements stricts en échange de fiscalité et d’aides financières permettant l’émergence de médias autonomes et viables économiquement.
De pair avec cette réforme des organes de presse, un statut du journaliste doit permettre de lutter contre la précarité, qu’elle soit sociale ou rédactionnelle, au sein des organes du secteur de l’information.
La démocratie a un coût qu’il ne faut pas hésiter à payer. Ces réformes pour une meilleure qualité de l’information pourraient être financées non seulement par l’effort public mais aussi par une taxe (ou TVA majorée) sur les recettes publicitaires.
Enfin, c’est la conception même de séparation des pouvoirs au sein de notre République qu’il faut repenser en y incorporant la nécessaire autonomie des « pouvoirs » que sont les métiers de l’information ou encore la société civile à travers le financement autonome du milieu associatif.
